Je lis souvent que la vie en milieu urbain est associée à une sensibilité au stress social. Les IRM révèlent qu’une exposition prolongée à des environnements urbains entraîne souvent une activité accrue des amygdales cérébelleuses. C’est un élément situé dans le cerveau lié à des émotions comme la peur par exemple et à la production d’hormones associées au stress. Cela a pour influence directe sur les troubles anxieux, la dépression.

Par conséquent, une personne ayant grandi dans une ville, risque de présenter une vulnérabilité au stress plus grande que celles qui y ont emménagé plus tard en milieu urbain.

Comment ralentir le rythme et rétablir un équilibre plus sain ?  La solution est de se ressourcer dans la nature. Selon le psychologue cognitif David Strayer, « le fait d’être dans la nature permet à notre cortex préfrontal, le centre de contrôle de notre cerveau, de ralentir et de se reposer, à la manière d’un muscle surmené ».

Strayer est un psychologue de la cognition à l’université d’Utah, aux États-Unis. Son domaine est l’étude de notre aptitude à penser clairement. Il connaît bien toutes les distractions incessantes qui polluent nos cerveaux de personnes actives.

Des études récentes ont démontré que même de brèves interactions avec la nature peuvent apaiser le cerveau ce qui explique plusieurs choses. Premièrement, le moral est influencé par le soleil, l‘air frais. Une personne ayant accès a un extérieur de façon régulière, aura une humeur plus apaisée et à l’inverse, l’autre sera plus stressé et sera plus facilement irritable. Plus la verdure est grande et présente autour de nous, plus on a de chance de se sentir bien. Bratman G de l’université Stanford, a mené une expérience. Dans cette dernière, les participants faisaient une promenade de cinquante minutes soit dans la nature soit dans un milieu urbain. Dans le premier cas, celles qui s’étaient baladées dans la nature ressentaient une baisse de leur stress et de leurs émotions négatives, ainsi qu’une augmentation de leur capacité de mémorisation, donc un esprit plus tranquille que les autres s’étant promené en ville.

Au Japon, les personnes qui s’adonnent au shinrin-yoku, autrement dit des bains de forêt , inhalent alors des bactéries bénéfiques ainsi que des huiles essentielles issues des plantes et des ions chargés négativement.  On reconnait après plusieurs études que ces bains de forêt influent sur notre corps car il interagit avec les bactéries intestinales pour renforcer le système immunitaire du corps et améliorer la santé mentale et physique.

« Notre cerveau n’est pas une machine infatigable. » Strayer

Le cerveau n’est pas le seul à être stimulé par le grand air, c’est aussi le corps et cela a un lien. La marche en forêt renforce nos muscles et elle augmente la résistance du système immunitaire puisque nous sommes exposés a de nombreux corps étrangers.

Aussi,  les éléments composants la nature contribuent à stimuler le cerveau et la créativité ainsi que l’intuition.